Pytheas

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 08 mars 2010

Le mouillage - 4 : Vent frais, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands... mâts,


joie du vent qui passe, allons dans le grand..

Il ne paraît pas très complexe à première vue de mesurer la vitesse du vent. Beaucoup de bateaux ont maintenant un anémomètre dans la panoplie de leurs instruments électroniques, couplé à la girouette en tête de mât. A défaut, on trouve de bons anémomètres à main pour quelques dizaines d'euros.
Mais les marins observateurs ont sûrement noté que Météo-France, comme tous les services météo au monde, précise que le vent doit être, et est effectivement, mesuré à une hauteur de 10m au dessus du sol.



= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

Lire la suite...

Le mouillage - 3 : Au delà de la caténaire, y a plus de mou...


Bon, ce n'est pas un scoop. L'océanographe Van Dorn et d'autres l'ont dit.
"La triste vérité est que, pour un 'scope' (rapport longueur du mouillage / hauteur d'eau) important en eau peu profonde, il n'y a que très peu d'élasticité tant qu'il reste de la chaîne sur le fond, et presque plus du tout quand la chaîne se lève. Un coup de vent, ou un clapot même modéré, a vite fait d'amener le bateau au bout de sa laisse avec un coup de boutoir qui peut faire déraper l'ancre ou briser la chaîne" W. G. Van Dorn, Oceanography and Seamanship, Dodd, Mead & Company, 1974 (1ère ed.) p. 413 (ma traduction)





= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

Lire la suite...

Le mouillage - 2 : La force qu'exerce le vent sur un voilier au mouillage - La formule de base


Le vent est le principal (mais pas le seul) responsable de la tension qui s'exerce sur le mouillage d'un voilier. Le choix d'une ancre et les caractéristiques des lignes de mouillage (chaîne et/ou câblot) ont fait et font toujours l'objet d'un flot incessant de remarques et d'analyses sur la toile comme dans les revues nautiques. Il existe déjà des travaux remarquables comme ceux d'Alain Fraysse sur lesquels nous reviendrons.
Tout démarre avec le calcul de la force aérodynamique Fa qu'exerce le vent sur la coque et la mâture. La 'théorie' physique pertinente est connue depuis bien plus d'un siècle, et elle est admise par l'ensemble des spécialistes.
La formule pour Fa s'écrit


= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

Lire la suite...

dimanche 07 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 6 : Le tirant d'air, c'est tyrannique...


Connaissez-vous votre tirant d'air? J'espère bien que oui, car c'est bien utile pour passer sous un pont (ou pire une ligne à haute tension) sans trembler. Oui, je sais, on a toujours l'impression que ça ne passe pas.. Et n'oubliez pas la hauteur de la girouette ou de l'antenne VHF...
On peut estimer avec une précision raisonnable le tirant d'air à partir de la surface totale des voiles au près (génois + grand-voile). Comme on veut estimer une longueur (en mètre) à partir d'une surface (en m²), il est pratique de prendre la racine carrée de cette surface, pour obtenir des 'pseudo-mètres' de surface. La relation sera alors une droite (et non une fonction puissance).






= = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

Lire la suite...

samedi 06 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 5 : L'est passé où, le lest ?


La question du rapport de lest, c'est à dire du rapport entre le poids du lest et le déplacement d'un voilier, revient souvent dans les discussions entre marins à la plaisance. Pour certains, un rapport d'au moins 45%, voire 50%, est nécessaire pour garantir la sécurité d'une navigation hauturière. En France, peu de voiliers, anciens comme modernes, atteignent cette barre, et il faut se tourner vers des modèles déjà anciens, quelquefois anglo-saxons ou nordiques (ou de même inspiration) pour satisfaire ce critère. Je n'entrerai pas ici dans ce débat, me contentant d'une brève présentation chiffrée portant sur 40 ans d'architecture navale.




Lire la suite...

Les chiffres de nos voiliers - 4 : Ces génois qui rétrécissent avec le temps...


Ce billet est consacré à l'évolution relative, au fil des années, de la taille du génois par rapport à la grand-voile.
Comme le précédent billet dans cette série, les chiffres, qui concernent ici les bateaux de plus de 7 m de longueur de coque (LOA) depuis 1965, sont tirés de l'excellent Guide des Voiliers d'Occasion d'Emmanuel van Deth, (tome 1 - de 5 à 9 m et tome 2 - de 9 à 12 m), éditions Loisirs Nautiques (2000).

Le graphe du pourcentage surface du génois / surface totale de voile en fonction du temps montre clairement une tendance vers l'équilibre entre la surface du génois et de la GV.


Lire la suite...

vendredi 05 mars 2010

Le mouillage - 1 : Encore un espoir lorsque l'ancre n'a pas croché...


Ce billet est le premier d'une série concernant le mouillage.



Le Web fourmille d'anecdotes sur des voiliers n'ayant pas dérapé alors que leur ancre était simplement posée sur le fond.
Don Dodds écrit par exemple dans un excellent texte (sans doute une version préliminaire d'un chapitre de son ouvrage): "...anchored my 44-foot cutter...for two weeks in 25 knot trades. Diving on my anchors to clean the scum from the rode, I found the 35-pound CQR still lying on its side" (page 2) (...mon cotre de 44 pieds ancré ...pendant deux semaines dans des alizés de 25 noeuds. En plongeant pour nettoyer les salissures sur ma ligne de mouillage, je découvris ma CQR de 16 kg simplement posée sur le côté).

Mon intention est d'essayer de déterminer à quelle(s) condition(s) ceci peut se produire.

Lire la suite...

dimanche 28 février 2010

Les chiffres de nos voiliers - 3 : le rapport 'Déplacement / Surface de voilure'


Le rapport Déplacement / Surface de voilure est l'une des caractéristiques essentielles d'un voilier. Il indique la 'puissance vélique' disponible, et donc le caractère du voilier.
Si ce rapport est faible, le voilier sera sous-toilé, donc en règle générale placide, peu gîtard, et permettant une navigation tranquille, en bon père de famille.
Si ce rapport est élevé, il s'agira d'un engin tourné vers la régate côtière ou hauturière




Lire la suite...

Les chiffres de nos voiliers - 2 : Le Franc-Bord


Voici donc le second billet concernant les caractéristiques de voiliers 'classiques'.

Le franc-bord détermine en partie le volume habitable du voilier (hauteur sous barrot), mais aussi la prise au vent (fardage) et la protection de l'équipage dans le clapot (un bateau mouille moins lorsque le franc-bord est élevé). Comme on va le constater, le franc-bord avant (au niveau de l'étrave) est plus élevé que le franc-bord mesuré au milieu du bateau. Cette différence caractérise la tonture, et je vous incite à lire l'article correspondant de Wikipedia




Lire la suite...

jeudi 25 février 2010

Les chiffres de nos voiliers - 1 : La Charge Utile


Voici le premier billet (d'une série que j'espère longue) qui concerne les caractéristiques de voiliers 'classiques'.
Je vous propose aujourd'hui de comparer deux chiffres: le poids en ordre de marche et le déplacement en charge, dont la différence donne ce qu'on peut appeler la charge utile d'un voilier.



Lire la suite...

Une croisière maritime et étymologique autour de l'îlot du Cob, à Noirmoutier - 3


Le lecteur sera peut-être surpris que nous nous tournions maintenant vers les langues germaniques. Mais nous l'incitons à poursuivre...



The Cob à Lyme Regis ©

Lire la suite...

Une croisière maritime et étymologique autour de l'îlot du Cob, à Noirmoutier - 2


Revenons au Cob(e). Le Cob, sans -e final, voilà un nom qui claque. Sinon, avec le -e final, la voyelle s'alloooonge. Drôle de nom, en tout cas, dont j'ai eu envie récemment de rechercher l'étymologie, cédant à une autre passion, plus professionnelle celle-là, qui permet des voyages en chambre, quand la neige recouvre la Lorraine....



Extrait de la carte de la Baye de Bourneuf de Bellin (1762) ©

Lire la suite...

Une croisière maritime et étymologique autour de l'îlot du Cob, à Noirmoutier - 1


Ma première navigation, je l'ai faite vers ... 12 ans, il y a cinquante ans cette année. Oh, pas bien longue, entre la plage du Petit Vieil, à Noirmoutier et l'îlot du Cob, ou Cobe, au 'large' de la pointe du même nom..
Je précise bien que c'était à marée haute, car à marée basse, le Cob est accessible à pied, par une chaussée de sable et de roches basse. Trois quart de mille en ligne droite, un peu plus en suivant toute l'anse de la Clère (ou de la Claire) et ses épis de bois goudronnés, jusqu'à cet amas vaguement pyramidal de blocs cyclopéens à 300 m de la pointe.


Le Cob ©

Lire la suite...

mercredi 24 février 2010

Quelques pages et photos peu connues de Harry Pidgeon


Je l'avoue, j'ai une énorme admiration pour Harry Pidgeon...



Lire la suite...

Encore un blog !


Je sais...je sais
Il y a déjà des millions de blogs...Alors pourquoi Pytheas, du nom que j'ai choisi pour mon Sunshine 36, qui tire doucement sur ses amarres à Perros-Guirec en attendant un temps un peu plus clément...

Lire la suite...

page 2 de 2 -