Pytheas

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jeudi 18 mars 2010

Les noms de Belle-Île : Vindilis, île(s) des Vénètes, et Guedel ou la piste germanique...


Les différents 'patronymes' de Belle-Île et d'un ensemble d'îles autour d'elle au cours des âges, Veneticae insulae, Vindilis, Guedel, Bella insula, Enez ar gerveur... posent de sérieux problèmes linguistiques. Nous n'avons certainement pas l'ambition de donner des réponses définitives, mais de présenter différentes pistes étymologiques, classiques ou non, dans le domaine celtique, mais aussi germanique...


Veneticae Insulae © http://belleisleenmer.free.fr

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mardi 16 mars 2010

Les toponymes de Belle-Île : Kastel Martine ou Kastel Mor-Din ('la citadelle de la mer') ?


Un billet assez court (pour changer !) qui propose une étymologie pour l'énigmatique toponyme Kastel Martine...


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lundi 15 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 2 : En Oulm, un leg viking ?


Quand on longe la côte sauvage de Belle-Île en voilier, comme cela a souvent été mon cas, on aperçoit, près de la fameuse grotte de l'Apothicairerie, juste au SW de la plate-forme pelée sous laquelle s'ouvre la grotte et qui porte un restaurant touristique, un îlot rocheux en forme d'énorme cube, tout proche de la côte.




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Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île-en-Mer - 1 : Le coup d'envoi...


Depuis quelque temps maintenant, j'étudie (pour le plaisir et par affection pour cette île) l'hypothèse qu'il existe sur Belle-Île des toponymes (noms de lieu) remontant à la langue des Saxons ou des Vikings. Des groupes parlant saxon et norrois se seraient installés sur l'île au Ve siècle pour les premiers, au Xe pour les seconds.

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samedi 13 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 8 : Rond de chute pour ronds dans l'eau


Comme l'écrit Wikipédia "La chute des grand-voiles modernes est arrondie : c'est le rond de chute, qui est autorisé par 3 à 4 lattes". Rappelons, si quelque non marin venait à lire ces lignes, que la chute est "l'hypothénuse" du triangle rectangle construit sur le guindant, le long du mât, et la bordure, le long de la bôme. Par rapport à une voile triangulaire dont la surface est définie par P × E /2, le rond de chute augmente la surface, donc la puissance vélique disponible. Ce gain s'exprime facilement en pourcentage : il est par exemple de 18,8 % pour cette GV de Dufour 334.







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Les chiffres de nos voiliers - 7 : Le tirant d'air, c'est tyrannique (suite) : la hauteur du mât


Ce billet propose une méthode pour estimer rapidement la hauteur du mât à partir de la surface de la grand-voile (GV) et de la longueur de la bôme.
La surface de la GV est toujours connue: elle est l'une des rares mesures données par les constructeurs. La longueur de la bôme se mesure facilement, sur un plan de profil comme sur le bateau lui-même. Le tirant d'air est la somme de la hauteur du mât et de distance entre le pied du mât et la surface de la mer, qu'on peut également estimer facilement sur un plan de profil ou par une mesure réelle.





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vendredi 12 mars 2010

Le mouillage - 9 : Simulations contre mesures: face à face par vent de face...


Bon, à ce stade, on peut comparer les résultats de simulations pour un vent exactement de face avec les quelques mesures disponibles.
Le vitesse du vent retenue est de 15 nd à 10 m de haut (avec un exposant d'Hellman de 0,03 et une densité de 1,29 kg / m³)
Voici les données pertinentes, mesurées ou estimées, pour trois des quatre bateaux présentés dans le billet 6




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jeudi 11 mars 2010

Le mouillage - 8 : Des coefficients efficients...


Il est temps de faire le point sur les coefficients à appliquer dans la formule fondamentale du calcul de la force aérodynamique.
Pour découvrir les ordres de grandeur, on peut jeter un oeil sur l'article Drag coefficient de Wikipedia, plus complet que la version française.



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mercredi 10 mars 2010

Le mouillage - 7 : Non, les pochtrons, je parle de coeffs, pas de COREFF


Il est temps de parler des coefficients et des surfaces impliqués dans le calcul des forces aérodynamiques sur un voilier au mouillage.
Dans ce qui suit, nous nous efforcerons de prendre des mesures facilement accessibles, soit qu'elles soient données par le constructeur, soit qu'elles soient mesurables sur un plan de profil (qui est le plus souvent disponible) ou par le plaisancier lui-même.

Considérons d'abord les surfaces pour un voilier vu exactement de face.





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mardi 09 mars 2010

Le mouillage - 6 : Quatre, pas une de plus...


Des heures à googler, sans compter la lecture d'un grand nombre de livres, revues en deux langues etc. depuis des années, ne m'ont fourni au total que 4 valeurs expérimentales concrètes concernant la poussée exercée par le vent sur un voilier au mouillage...
Les quatre, pour un vent de 15 nd, sont fournies par le chapitre de Don Dodds déjà cité dans les billets précédents.
L'une est due à Smith Robert, (Anchoring - Selection and Use, 3ème ed. Premier Press, 1996); Les trois autres ont été relevées par Don Dodds lui-même. Aucun détail n'est disponible : à quel hauteur le vent a-t-il été mesuré, le voilier était-il exactement dans l'axe du vent, s'agit-il de moyennes, du chiffre maximum relevé ?
Il nous prendre ces données telles quelles, sans broncher. Mais MERCI à ces passionnés.
Les voici...



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Le mouillage - 5 : Où sont les données empiriques ?


Lorsqu'on veut étudier les forces exercées par le vent sur un voilier au mouillage, il est pratique, sinon indispensable, de séparer l'effet du vent sur la coque de celui sur la mâture (au sens large). En effet, comme nous l'avons vu, la force exercée dépend d'un coefficient C, qui n'est pas le même pour ces deux types de surface frontale.
Une manière d'opérer est de réaliser une simulation numérique. Mais les résultats de toute simulation DOIVENT être comparés à des données MESUREES afin d'établir la validité des (nombreuses) hypothèses et approximations qui sous-tendent toujours une simulation !





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lundi 08 mars 2010

Le mouillage - 4 : Vent frais, vent du matin, vent qui souffle au sommet des grands... mâts,


joie du vent qui passe, allons dans le grand..

Il ne paraît pas très complexe à première vue de mesurer la vitesse du vent. Beaucoup de bateaux ont maintenant un anémomètre dans la panoplie de leurs instruments électroniques, couplé à la girouette en tête de mât. A défaut, on trouve de bons anémomètres à main pour quelques dizaines d'euros.
Mais les marins observateurs ont sûrement noté que Météo-France, comme tous les services météo au monde, précise que le vent doit être, et est effectivement, mesuré à une hauteur de 10m au dessus du sol.



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Le mouillage - 3 : Au delà de la caténaire, y a plus de mou...


Bon, ce n'est pas un scoop. L'océanographe Van Dorn et d'autres l'ont dit.
"La triste vérité est que, pour un 'scope' (rapport longueur du mouillage / hauteur d'eau) important en eau peu profonde, il n'y a que très peu d'élasticité tant qu'il reste de la chaîne sur le fond, et presque plus du tout quand la chaîne se lève. Un coup de vent, ou un clapot même modéré, a vite fait d'amener le bateau au bout de sa laisse avec un coup de boutoir qui peut faire déraper l'ancre ou briser la chaîne" W. G. Van Dorn, Oceanography and Seamanship, Dodd, Mead & Company, 1974 (1ère ed.) p. 413 (ma traduction)




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Le mouillage - 2 : La force qu'exerce le vent sur un voilier au mouillage - La formule de base


Le vent est le principal (mais pas le seul) responsable de la tension qui s'exerce sur le mouillage d'un voilier. Le choix d'une ancre et les caractéristiques des lignes de mouillage (chaîne et/ou câblot) ont fait et font toujours l'objet d'un flot incessant de remarques et d'analyses sur la toile comme dans les revues nautiques. Il existe déjà des travaux remarquables comme ceux d'Alain Fraysse sur lesquels nous reviendrons.

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dimanche 07 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 6 : Le tirant d'air, c'est tyrannique...


Connaissez-vous votre tirant d'air? J'espère bien que oui, car c'est bien utile pour passer sous un pont (ou pire une ligne à haute tension) sans trembler. Oui, je sais, on a toujours l'impression que ça ne passe pas.. Et n'oubliez pas la hauteur de la girouette ou de l'antenne VHF...



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samedi 06 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 5 : L'est passé où, le lest ?


La question du rapport de lest, c'est à dire du rapport entre le poids du lest et le déplacement d'un voilier, revient souvent dans les discussions entre marins à la plaisance. Pour certains, un rapport d'au moins 45%, voire 50%, est nécessaire pour garantir la sécurité d'une navigation hauturière. En France, peu de voiliers, anciens comme modernes, atteignent cette barre, et il faut se tourner vers des modèles déjà anciens, quelquefois anglo-saxons ou nordiques (ou de même inspiration) pour satisfaire ce critère. Je n'entrerai pas ici dans ce débat, me contentant d'une brève présentation chiffrée portant sur 40 ans d'architecture navale.




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Les chiffres de nos voiliers - 4 : Ces génois qui rétrécissent avec le temps...


Ce billet est consacré à l'évolution relative, au fil des années, de la taille du génois par rapport à la grand-voile.
Comme le précédent billet dans cette série, les chiffres, qui concernent ici les bateaux de plus de 7 m de longueur de coque (LOA) depuis 1965, sont tirés de l'excellent Guide des Voiliers d'Occasion d'Emmanuel van Deth[1].
Le graphe du pourcentage surface du génois / surface totale de voile en fonction du temps montre clairement une tendance vers l'équilibre entre la surface du génois et de la GV.


Notes

[1] Tome 1 - de 5 à 9 m et tome 2 - de 9 à 12 m, éditions Loisirs Nautiques (2000).

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vendredi 05 mars 2010

Le mouillage - 1 : Encore un espoir lorsque l'ancre n'a pas croché...


Ce billet est le premier d'une série concernant le mouillage.



Le Web fourmille d'anecdotes sur des voiliers n'ayant pas dérapé alors que leur ancre était simplement posée sur le fond.
Don Dodds écrit par exemple dans un excellent texte[1]: "...anchored my 44-foot cutter...for two weeks in 25 knot trades. Diving on my anchors to clean the scum from the rode, I found the 35-pound CQR still lying on its side"[2].

Mon intention est d'essayer de déterminer à quelle(s) condition(s) ceci peut se produire.

Notes

[1] Sans doute une version préliminaire d'un chapitre de son ouvrage)

[2] (page 2)...mon cotre de 44 pieds ancré ...pendant deux semaines dans des alizés de 25 noeuds. En plongeant pour nettoyer les salissures sur ma ligne de mouillage, je découvris ma CQR de 16 kg simplement posée sur le côté.

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dimanche 28 février 2010

Les chiffres de nos voiliers - 3 : le rapport 'Déplacement / Surface de voilure'


Le rapport Déplacement / Surface de voilure est l'une des caractéristiques essentielles d'un voilier. Il indique la 'puissance vélique' disponible, et donc le caractère du voilier.
Si ce rapport est faible, le voilier sera sous-toilé, donc en règle générale placide, peu gîtard, et permettant une navigation tranquille, en bon père de famille.
Si ce rapport est élevé, il s'agira d'un engin tourné vers la régate côtière ou hauturière




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Les chiffres de nos voiliers - 2 : Le Franc-Bord


Voici donc le second billet concernant les caractéristiques de voiliers 'classiques'.

Le franc-bord détermine en partie le volume habitable du voilier (hauteur sous barrot), mais aussi la prise au vent (fardage) et la protection de l'équipage dans le clapot (un bateau mouille moins lorsque le franc-bord est élevé). Comme on va le constater, le franc-bord avant (au niveau de l'étrave) est plus élevé que le franc-bord mesuré au milieu du bateau. Cette différence caractérise la tonture, et je vous incite à lire l'article correspondant de Wikipedia




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