Pytheas

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lundi 05 avril 2010

Les prémices de l'Adventus Saxonum: 2 - Contre vents et marées: le 'Litus Saxonicum'...


En 1977, le grand historien Michel Rouche écrivait à propos du livre de Donald White intitulé simplement Litus saxonicum ('le rivage saxon').
. Cet ouvrage... reste faussé par le désir de prouver que le système de surveillance maritime appelé litus saxonicum ne protégeait pas une région attaquée par les Saxons, mais qu'il était en partie tenu par des Saxons déjà installés sur place comme mercenaires romains. La thèse n'a été reprise par personne depuis cette date.


Une magnifique broche anglo-saxonne, mais bien postérieure à l'Adventus Saxonum ©

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Les prémices de l'Adventus Saxonum dans l'île de Bretagne: 1 - Introduction


Cette série de billets tente de valider une hypothèse: des groupes de 'Saxons' auraient été installés en (Grande-)Bretagne par les autorités romaines au tournant du Ve siècle, peut-être par le généralissime Stilicho, bien avant l'invasion brutale de l'île (adventus Saxonum, 'irruption des Saxons') par ce même peuple et d'autres groupes germaniques au milieu du même siècle...



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vendredi 02 avril 2010

Les toponymes de Belle-Île : Bangor


Bangor (grande congrégation) n'apparaît que dans le nom d'une paroisse de Belle-Île. C'est évidemment un souvenir du bangor[1] gallois, peut-être de Bangor-sur-la-Dee.



Ainsi s'exprime avec assurance Joseph Loth en 1910 dans Les Noms des Saints Bretons.[2]
Mais cette assurance est-elle justifiée?

Notes

[1] Avec cette note: 'Il y a une paroisse de Bangor (plwyf Bangor dans le comté de Flint). Seize communautés portaient ce nom' (Rees, (An) Essay (on the Welsh saints or the primitive Christians, 1836) p. 181).

[2] Librairie. H. Champion, 1910, p. 4.

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mercredi 31 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 6: La Pointe du Skeul: échelle, écueil ou une 'coquille' venue de Germanie ou de Scandinavie ?


Peu fréquents sont les cas où le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) fournit sur ses cartes une double appellation pour un même lieu géographique. C'est le cas de la Pointe du Skeul, le point le plus au sud de l'île, qui reçoit entre parenthèse la dénomination supplémentaire de Pointe de l'Echelle.


Extrait de la carte n° 7142 du SHOM (1:25 000, 1998)

C'était déjà le cas de la première carte moderne levée par Beautemps-Baupré et publiée en 1819, mais pas dans le même ordre: Pointe de l'Echelle (Beg er Squèle)
Comme on peut le facilement vérifier dans tous les dictionnaires, échelle est bien la traduction du breton skeul. L'étymologiste n'a plus guère, semble-t-il, de recherche à effectuer. Mais...

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lundi 29 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 5: 'Palais' vient-il du saxon *bord-léah 'la clairière de la ferme' ?


Je reconnais que ce billet ne se lira pas comme une BD. Mais les problèmes d'étymologie, comme on a pu le constater dans les billets précédents, ne peuvent guère faire l'économie d'une discussion serrée.

Un mot tout de suite sur la question Palais ou Le Palais ?
Lisons ce qu'écrit en 1754, à une page d'intervalle, le R.P. François-Marie de Bel-Île, François Le Gallen sur le registre des baptêmes, né sur l'île en 1677, donc certainement bretonnant, et premier historien de l'île: ...il eût fallu l'établir à Palais.........puisque la paroisse du Palais n'en a point d'antérieurs...


La célèbre gravure d'Ozanne La citadelle de Belle-Isle (1819)

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jeudi 25 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 4.2 Donnez-moi l'étymologie de 'bord-', b...el!


Comme promis, je vais plaider que bord- vient du saxon boþl ou bold, qui signifie tout simplement... demeure, habitation, propriété.



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Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 4.1 Donnez-moi l'étymologie de 'bord-', b...el!


Au moins 38 toponymes en bord-, bor- ou bort- cherchent étymologie convaincante !
Tous les visiteurs de l'île ont dû un jour s'étonner de cette inflation de noms de lieu désignant une ou un petit groupe d'habitations et qu'on ne rencontre qu'à Belle-Île, jamais ailleurs en Bretagne. Ils ont peut-être fait le rapprochement avec les bordes qu'on rencontre ça et là dans toute la moitié sud de la France, et même quelquefois plus au nord.
Nous plaiderons dans le prochain billet que bord- vient du saxon boþl ou bold, qui signifie tout simplement ... demeure, habitation, propriété.



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dimanche 21 mars 2010

Les Saxons dans l'ouest de la France au Ve siècle


L'hypothèse de toponymes saxons à Belle-Île conduit naturellement à poser la question de la présence saxonne dans l'ouest de la France, faute d'informations précises sur la Bretagne. Ce billet rassemble simplement les quelques indications collationnées depuis longtemps par les historiens. J'estime qu'elles sont compatibles avec l'hypothèse d'un établissement permanent de guerriers saxons sur Belle-Île vers la fin du Ve siècle.


Les embarcations saxonnes ressemblaient peut-être à celle datée de 310-320 et retrouvée dans le marais de Nydam au Danemark. Il n'y a pas de traces de mât et de voiles. (Image wikipedia)

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vendredi 19 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 3 : (Port) Coton, ça l'est vraiment...


Les étymologies populaires, au sens technique du terme, sont sans doute aussi vieilles que le langage humain lui-même. Expliciter l'origine et la motivation des mots que nous entendons ou employons par une perception immédiate, un raisonnement ou une ressemblance phonétique intuitive est le résultat d'une interrogation profondément ancrée en la plupart d'entre nous.

L'étymologie du toponyme Port Coton, célèbre par les aiguilles de pierre qu'a peintes Monet, en fournit un bon exemple, qui s'est insinué dans une publication récente:


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jeudi 18 mars 2010

Les noms de Belle-Île : Vindilis, île(s) des Vénètes, et Guedel ou la piste germanique...


Les différents 'patronymes' de Belle-Île et d'un ensemble d'îles autour d'elle au cours des âges, Veneticae insulae, Vindilis, Guedel, Bella insula, Enez ar gerveur... posent de sérieux problèmes linguistiques. Nous n'avons certainement pas l'ambition de donner des réponses définitives, mais de présenter différentes pistes étymologiques, classiques ou non, dans le domaine celtique, mais aussi germanique...


Veneticae Insulae © http://belleisleenmer.free.fr

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mardi 16 mars 2010

Les toponymes de Belle-Île : Kastel Martine ou Kastel Mor-Din ('la citadelle de la mer') ?


Un billet assez court (pour changer !) qui propose une étymologie pour l'énigmatique toponyme Kastel Martine...


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lundi 15 mars 2010

Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île - 2 : En Oulm, un leg viking ?


Quand on longe la côte sauvage de Belle-Île en voilier, comme c'est souvent mon cas, on aperçoit, près de la fameuse grotte de l'Apothicairerie, juste au SW de la plate-forme pelée sous laquelle s'ouvre la grotte et qui porte un restaurant touristique, un îlot rocheux en forme d'énorme cube, tout proche de la côte.




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Les toponymes saxons ou vikings de Belle-Île-en-Mer - 1 : Le coup d'envoi...


Depuis quelque temps maintenant, j'étudie (pour le plaisir et par affection pour cette île) l'hypothèse qu'il existe sur Belle-Île des toponymes (noms de lieu) remontant à la langue des Saxons ou des Vikings. Des groupes parlant saxon et norrois se seraient installés sur l'île au Ve siècle pour les premiers, au Xe pour les seconds.

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samedi 13 mars 2010

Les chiffres de nos voiliers - 8 : Rond de chute pour ronds dans l'eau


Comme l'écrit Wikipédia "La chute des grand-voiles modernes est arrondie : c'est le rond de chute, qui est autorisé par 3 à 4 lattes". Rappelons, si quelque non marin venait à lire ces lignes, que la chute est "l'hypothénuse" du triangle rectangle construit sur le guindant, le long du mât, et la bordure, le long de la bôme. Par rapport à une voile triangulaire dont la surface est définie par P × E /2, le rond de chute augmente la surface, donc la puissance vélique disponible. Ce gain s'exprime facilement en pourcentage : il est par exemple de 18,8 % pour cette GV de Dufour 334.







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Les chiffres de nos voiliers - 7 : Le tirant d'air, c'est tyrannique (suite) : la hauteur du mât


Ce billet propose une méthode pour estimer rapidement la hauteur du mât à partir de la surface de la grand-voile (GV) et de la longueur de la bôme.
La surface de la GV est toujours connue: elle est l'une des rares mesures données par les constructeurs. La longueur de la bôme se mesure facilement, sur un plan de profil comme sur le bateau lui-même. Le tirant d'air est la somme de la hauteur du mât et de distance entre le pied du mât et la surface de la mer, qu'on peut également estimer facilement sur un plan de profil ou par une mesure réelle.





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vendredi 12 mars 2010

Le mouillage - 9 : Simulations contre mesures: face à face par vent de face...


Bon, à ce stade, on peut comparer les résultats de simulations pour un vent exactement de face avec les quelques mesures disponibles.
Le vitesse du vent retenue est de 15 nd à 10 m de haut (avec un exposant d'Hellman de 0,03 et une densité de 1,29 kg / m³)
Voici les données pertinentes, mesurées ou estimées, pour trois des quatre bateaux présentés dans le billet 6




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jeudi 11 mars 2010

Le mouillage - 8 : Des coefficients efficients...


Il est temps de faire le point sur les coefficients à appliquer dans la formule fondamentale du calcul de la force aérodynamique.
Pour découvrir les ordres de grandeur, on peut jeter un oeil sur l'article Drag coefficient de Wikipedia, plus complet que la version française.



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mercredi 10 mars 2010

Le mouillage - 7 : Non, les pochtrons, je parle de coeffs, pas de COREFF ° !


Il est temps de parler des coefficients et des surfaces impliqués dans le calcul des forces aérodynamiques sur un voilier au mouillage.
Dans ce qui suit, nous nous efforcerons de prendre des mesures facilement accessibles, soit qu'elles soient données par le constructeur, soit qu'elles soient mesurables sur un plan de profil (qui est le plus souvent disponible) ou par le plaisancier lui-même.

Considérons d'abord les surfaces pour un voilier vu exactement de face.




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mardi 09 mars 2010

Le mouillage - 6 : Quatre, pas une de plus...


Des heures à Googler, sans compter la lecture d'un grand nombre de livres, revues en deux langues depuis des années, ne m'ont fourni au total que 4 valeurs expérimentales concrètes concernant la poussée exercée par le vent sur un voilier au mouillage...
Les quatre, pour un vent de 15 nd, sont fournies par le chapitre de Don Dodds déjà cité dans les billets précédents. L'une est due à Smith Robert, Anchoring - Selection and Use, 3ème ed. Premier Press, 1996; Les trois autres ont été relevées par Don Dodds lui-même. Aucun détail n'est disponible : à quel hauteur le vent a-t-il été mesuré, le voilier était-il exactement dans l'axe du vent, s'agit-il de moyennes, du chiffre maximum relevé ???
Il nous prendre ces données telles quelles, sans broncher. Mais MERCI à ces passionnés. Les voici



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Le mouillage - 5 : Où sont les données empiriques ?


Lorsqu'on veut étudier les forces exercées par le vent sur un voilier au mouillage, il est pratique, sinon indispensable, de séparer l'effet du vent sur la coque de celui sur la mâture (au sens large). En effet, comme nous l'avons vu, la force exercée dépend d'un coefficient C, qui n'est pas le même pour ces deux types de surface frontale.
Une manière d'opérer est de réaliser une simulation numérique. Mais les résultats de toute simulation DOIVENT être comparés à des données MESUREES afin d'établir la validité des (nombreuses) hypothèses et approximations qui sous-tendent toujours une simulation !





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